{"id":2705,"date":"2016-08-31T12:10:14","date_gmt":"2016-08-31T16:10:14","guid":{"rendered":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/?p=2705"},"modified":"2016-12-31T15:52:34","modified_gmt":"2016-12-31T20:52:34","slug":"madame-charles-de-montpezat-mes-souvenirs-du-piemont","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/?p=2705","title":{"rendered":"Madame Charles de Montpezat, <i>Mes Souvenirs du Pi\u00e9mont<\/i>"},"content":{"rendered":"<div id=\"aei-root\" lang=\"en-GB\"><!-- suid=150 --><\/p>\n<dl id=\"aei-dl-meta\">\n<dt>Performer Name:<\/dt>\n<dd>Sgricci<\/dd>\n<dt>Performance Venue:<\/dt>\n<dd>Paris<\/dd>\n<dt>Performance Date:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\">&nbsp;<\/dd>\n<dt>Author:<\/dt>\n<dd>Madame Charles de Montpezat (Marquise de Taulignan)<\/dd>\n<dt>Date Written:<\/dt>\n<dd>&nbsp;<\/dd>\n<dt>Language:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\">French<\/dd>\n<dt>Publication Title:<\/dt>\n<dd>Mes Souvenirs du Pi\u00e9mont<\/dd>\n<dt>Article Title:<\/dt>\n<dd>L&#8217;Improvisateur<\/dd>\n<dt>Page Numbers:<\/dt>\n<dd>41-49<\/dd>\n<dt>Additional Info:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\">&nbsp;<\/dd>\n<dt>Publisher:<\/dt>\n<dd>Felix Locquin et Compagnie<\/dd>\n<dt>Place of Publication:<\/dt>\n<dd>Paris<\/dd>\n<dt>Date Published:<\/dt>\n<dd>1838<\/dd>\n<\/dl>\n<p class=\"aei-one-line-down\"><strong>Text:<\/strong><\/p>\n<blockquote id=\"aei-blockquote\" lang=\"fr\">\n<p>[41] L&#8217;improvisation est le triomphe de la langue italienne; mais, pour improviser, il faut une organisation particuli\u00e8re, qui facilite le d\u00e9veloppement du g\u00e9nie po\u00e9tique; m\u00eame avec ces avantages, l&#8217;improvisation est contre nature; on n&#8217;en obtient la facult\u00e9 que par une irritation et une tension de nerfs qui placent celui qui s&#8217;y livre dans un \u00e9tat presque surnaturel, tant il d\u00e9passe les bornes des facult\u00e9s ordinaires. Le physiologiste \u00e9clair\u00e9 souffrirait plus qu&#8217;il ne jouirait pendant l&#8217;improvisation, si elle ne lui offrait un sujet d&#8217;observations du plus grand int\u00e9r\u00eat. Rarement l&#8217;improvisateur [42] reste \u00e0 la m\u00eame place, il y perdrait beaucoup de ses moyens; il faut qu&#8217;il marche, que les gestes accompagnent sa d\u00e9clamation; ses pas, le mouvement de ses bras, sont tout autant d&#8217;impulsions qui concourent \u00e0 porter \u00e0 son cerveau toutes les forces qui y deviennent n\u00e9cessaires. La sueur couvre con front, ses cheveux se h\u00e9rissent, ses yeux changent de teinte et deviennent vitr\u00e9s; tout annonce en lui un effort que sa volont\u00e9 commande \u00e0 ses organes, qui, en s&#8217;y soumettent, sont entra\u00een\u00e9s dans une surexcitation qui se d\u00e9veloppe, pour ainsi dire, en proportion de l&#8217;ordre qui leur est impos\u00e9. Ces effets sont plus sensibles dans une longue improvisation et pour un sujet grave, mais il suffit qu&#8217;ils existent pour en faire la remarque. L&#8217;improvisateur doit ajouter \u00e0 la susceptibilit\u00e9 de ses organes et \u00e0 son talent po\u00e9tique une grande instruction, pour \u00eatre \u00e0 m\u00eame de traiter des sujets donn\u00e9s au hasard, et sur lesquels on n&#8217;accorde point de pr\u00e9paration. J&#8217;ai vu, pendant plusieurs jours, un improvisateur dont le talent \u00e9tait reconnu; sa facilit\u00e9 \u00e9tait si grande, qu&#8217;avec quelques instants de repos il aurait pu improviser tout le jour, sur tous les sujets qui pouvaient lui \u00eatre donn\u00e9s. Il improvisait quatre heures de suite, sans que le son de sa voix f\u00fbt alt\u00e9r\u00e9 et qu&#8217;il par\u00fbt fatigu\u00e9 au moment du repos. Tous les sujets qui lui furent offerts furent \u00e9galement bien trait\u00e9s par lui, quoiqu&#8217;il y en e\u00fbt de tr\u00e8s ingrats; [43] il m&#8217;en demanda un, et comme j&#8217;avais cru remarquer que les inspirations tragiques \u00e9taient celles o\u00f9 il brillait davantage, je lui demandai <i>les Fureurs de M\u00e9d\u00e9e<\/i>; il les rendit avec un grand talent et me parut satisfait que j&#8217;eusse devin\u00e9 le genre o\u00f9 il devait produire le plus d&#8217;effet.<\/p>\n<p>Les improvisateurs sont en si grand nombre en Italie qu&#8217;ils y fixent peu l&#8217;attention; si on les fait venir \u00e0 une f\u00eate, c&#8217;est pour en augmenter le luxe. Le premier moment o\u00f9 ils sont dans un cercle on les \u00e9coute, mais bient\u00f4t l&#8217;int\u00e9r\u00eat s&#8217;affaiblit, les conversations particuli\u00e8res s&#8217;\u00e9tablissent; souvent quelques personnes quittent le salon pour aller au billard, pr\u00e9f\u00e9rant un simple jeu d&#8217;adresse \u00e0 l&#8217;observation de l&#8217;un des ph\u00e9nom\u00e8nes les plus \u00e9tonnants de l&#8217;intelligence humains. Entour\u00e9 d&#8217;objets de distraction, l&#8217;improvisateur souffre doublement pour s&#8217;y soustraire, car il en est de son g\u00e9nie, \u00e0 qui l&#8217;on demande des inspirations soudaines, comme due flambeau qu&#8217;on allume: les regards et l&#8217;attention son des aliments aussi n\u00e9cessaires au premier que l&#8217;air pur l&#8217;est au second; s&#8217;il en est autrement, l&#8217;un et l&#8217;autre s&#8217;\u00e9teignent. Ces d\u00e9go\u00fbts augmentent la difficult\u00e9 de l&#8217;improvisation; ils sont autant d&#8217;efforts de plus \u00e0 surmonter pour l&#8217;improvisateur, qui sent qu&#8217;il ne peut un seul instant perdre de vue son sujet. Apr\u00e8s en avoir trait\u00e9 un, il en demande bien vite un autre; mais, soit [44] le d\u00e9sir de lui accorder du repos ou l&#8217;ind\u00e9cision du choix, on le laisse quelque temps avant de prononcer, sans r\u00e9fl\u00e9chir que ce d\u00e9lai l&#8217;expose \u00e0 une fatigue bien plus grande que s&#8217;il poursuivait l&#8217;improvisation. Le repos produit la d\u00e9tente des organes, et n\u00e9cessairement l&#8217;oblige \u00e0 faire de nouveaux efforts. Dans la soci\u00e9t\u00e9, on aime ce qui distrait et non ce qui occupe; c&#8217;est ce qui fait qu&#8217;en g\u00e9n\u00e9ral tous les objets qui donnent \u00e0 penser lassent plus vite que ceux dont la frivolit\u00e9 n&#8217;admet aucune r\u00e9flexion. Tout enti\u00e8re \u00e0 celles auxquelles l&#8217;improvisateur donnait lieu, je ne le perdis pas un seul moment de vue; je l&#8217;\u00e9coutais avec attention, je rendais hommage \u00e0 son talent, j&#8217;eus du plaisir \u00e0 l&#8217;entendre, mais je souffrais en pensant \u00e0 tous les dangers auxquels l&#8217;exposait sa profession. L&#8217;improvisation trop r\u00e9it\u00e9r\u00e9e doit n\u00e9cessairement entra\u00eener \u00e0 sa suite ou la d\u00e9mence ou l&#8217;apoplexie; il ne nous est pas donn\u00e9 d&#8217;outrepasser nos facult\u00e9s, et on ne le tente jamais impun\u00e9ment. La plupart des improvisateurs font de leur talent une ressource, et pour \u00eatre toujours en \u00e9tat d&#8217;improviser, il faut qu&#8217;ils se tiennent en haleine. De l\u00e0 r\u00e9sulte que le sang se porte continuellement \u00e0 leur t\u00eate en trop grande abondance; il sont oblig\u00e9s de marcher beaucoup, de manger peu; ils perdent plus qu&#8217;ils ne r\u00e9parent: de cette mani\u00e8re la vie s&#8217;use vite et ne peut \u00eatre longue.<\/p>\n<p>[45] Un v\u0153u s&#8217;\u00e9chappe de mon c\u0153ur, l&#8217;humanit\u00e9 l&#8217;inspire: je d\u00e9sirerais que l&#8217;improvisation ne f\u00fbt point une profession, un moyen de ressources p\u00e9cuniaires. Avec toutes les connaissances que l&#8217;improvisateur est oblig\u00e9 d&#8217;acqu\u00e9rir, ne pourrait-il pas suivre une carri\u00e8re plus lucrative et qui n&#8217;expos\u00e2t pas \u00e0 des r\u00e9sultats aussi funestes?<\/p>\n<p><i>Nota<\/i>. Corinne est le beau id\u00e9al de l&#8217;improvisation, mais l&#8217;observateur ne s&#8217;arr\u00eate point \u00e0 l&#8217;illusion; il cherche \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer la v\u00e9rit\u00e9, quelque s\u00e9v\u00e8re qu&#8217;elle puisse \u00eatre. Le peintre habile fait un chef-d\u2019\u0153uvre du corps humain; l&#8217;anatomiste, tout en l&#8217;admirant, n&#8217;en d\u00e9couvre pas moins toute la fragilit\u00e9.<\/p>\n<p><i>Par suppl\u00e9ment.<\/i> &mdash; Ce chapitre et la note qui le suit \u00e9taient faits depuis plusieurs mois, lorsque les papiers publics* m&#8217;ont appris l&#8217;arriv\u00e9e de M. Sgricci \u00e0 Paris, ainsi que les d\u00e9tails de ses improvisation; ils n&#8217;ont fait que m&#8217;affermir dans mon opinion et me fournir la preuve de la justesse de mes remarques, sous les rapports physiologiques d&#8217;apr\u00e8s lesquels j&#8217;ai consid\u00e9r\u00e9 l&#8217;improvisation.<\/p>\n<p>M. Sgricci est un improvisateur tr\u00e8s extraordinaire; ses connaissances \u00e9tendues et ses facult\u00e9s intellec- [46] tuelles en font un prodige; mais parce que ses organes se pr\u00eatent mieux que d&#8217;autres \u00e0 d&#8217;inconcevables efforts, ceux-ci n&#8217;en ont pas moins lieu, et les dangers qu&#8217;ils occasionnent sont tout aussi r\u00e9els. L&#8217;incident survenu \u00e0 la premi\u00e8re repr\u00e9sentation de M. Sgricci vient \u00e0 l&#8217;appui de mes assertions. Il s&#8217;\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 improviser une trag\u00e9die en cinq actes en vers, sur un sujet donn\u00e9 par le sort; la s\u00e9ance devait avoir lieu sur le th\u00e9\u00e2tre du Conservatoire. M. Sgricci attendait dans une salle voisine que le tirage du sujet f\u00fbt termin\u00e9. On vint lui apprendre que la mort de Stilicon \u00e9tait celui d\u00e9volu par le sort, et quoique cet argument lui par\u00fbt peu favorable, il s&#8217;en empara subitement. Mais dans le temps qu&#8217;il avait employ\u00e9 \u00e0 composer \u00e0 la h\u00e2te son plan et \u00e0 se mettre en mesure pour traiter le sujet donn\u00e9, le public r\u00e9fl\u00e9chit qu&#8217;un autre serait moins ingrat. On fit un second tirage. Bianca Capello succ\u00e9da \u00e0 la mort de Stilicon. On fut de suite en pr\u00e9venir M. Sgricci. Le dernier sujet lui parut pr\u00e9f\u00e9rable au premier, lais l&#8217;\u00e9lan de la composition avait eu lieu, l&#8217;effort en \u00e9tait fait, un nouveau devenait n\u00e9cessaire par ce changement. <i>A l&#8217;instant m\u00eame M. Sgricci fut saisi d&#8217;une attaque nerveuse, qui effraya ceux qui l&#8217;entouraient et qui parut l&#8217;effrayer lui-m\u00eame.<\/i> Il fut cependant assez heureux pour pouvoir se remettre et s&#8217;avan\u00e7a sur la sc\u00e8ne, o\u00f9 il d\u00e9veloppa son sujet, tel que l&#8217;histoire le fournissait, et [47] indiqua ensuite de quelle mani\u00e8re il allait en tirer parti pour sa trag\u00e9die de Bianca Capello, qu&#8217;il improvisa d&#8217;une mani\u00e8re sublime. Il n&#8217;en est pas moins vrai qu&#8217;il y eut une grande impr\u00e9voyance \u00e0 changer ainsi de sujet; mais le jury \u00e9tait compos\u00e9 de po\u00e8tes, dont l&#8217;imagination ardente ne pr\u00e9voit point les dangers et ne aurait d&#8217;ailleurs s&#8217;y arr\u00eater. Quant aux gens du monde, le plaisir de la nouveaut\u00e9 est tout pour eux; s&#8217;ils trouvent la jouissance qu&#8217;ils cherchent, peu leur importent les cons\u00e9quences. L&#8217;inspiration de M. Sgricci ayant \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e au premier sujet, il aurait d\u00fb refuser le second; il est sorti victorieux de cette \u00e9preuve; mais elle pouvait lui co\u00fbter la vie en lui occasionnant une attaque d&#8217;apoplexie. Il a doubl\u00e9 le travail auquel il est accoutum\u00e9; c&#8217;est une grande imprudence. Je suis \u00e9tonn\u00e9e que dans le nombre de quinze cents spectateurs, aucun n&#8217;en ait eu la pens\u00e9e; c&#8217;est que, probablement, ils n&#8217;ont attribu\u00e9 qu&#8217;\u00e0 l&#8217;esprit un effet qui ne saurait avoir lieu sans le secours de tous les autres organes. <\/p>\n<p>Si j&#8217;ai pris int\u00e9r\u00eat \u00e0 la conservation des divers improvisateurs que j&#8217;ai entendus, celui que m&#8217;inspire M. Sgricci s&#8217;augmente en raison de sa sup\u00e9riorit\u00e9 et de son grand talent. Dans l&#8217;enthousiasme qu&#8217;il m&#8217;inspire je m&#8217;\u00e9crie: Pourquoi ne pas en profiter pour faire de belles trag\u00e9dies dans le silence et le calme du cabinet? [48] Ces lentes productions du g\u00e9nie ne sont-elles pas pr\u00e9f\u00e9rables \u00e0 ces compositions rapides, si imparfaitement recueillies m\u00eame par ceux qui les entendent avec le plus d&#8217;int\u00e9r\u00eat?<\/p>\n<p>La gloire \u00e0 venir de l&#8217;improvisateur n&#8217;est-elle pas aussi compromise par l&#8217;infid\u00e9lit\u00e9 de la m\u00e9moire et des traditions que son existence l&#8217;est par les effets de l&#8217;improvisation?<\/p>\n<p>Si Alfieri se f\u00fbt lanc\u00e9 et exerc\u00e9 dans cette carri\u00e8re, au lieu de composer et d&#8217;\u00e9crire ses trag\u00e9dies, jouirait-il d&#8217;un nom immortel comme celui dont il sera toujours en possession? Avec l&#8217;imagination de M. Sgricci, la facilit\u00e9 de sa verve po\u00e9tique, ses connaissances acquises, comment borner son ambition \u00e0 quelques applaudissements passagers, dans une vie qui n&#8217;a que la dur\u00e9e d&#8217;une songe, tandis qu&#8217;il pourrait pr\u00e9tendre \u00e0 ceux qui se r\u00e9p\u00e8tent d&#8217;\u00e2ge en \u00e2ge, et qui honorent ainsi la m\u00e9moire de ceux qui les ont m\u00e9rit\u00e9s? Beaucoup de gens bl\u00e2meront sans doute cette remarque, mais elle satisfait le besoin de mon c\u0153ur; quand je reconnais le g\u00e9nie, je ne puis me d\u00e9fendre du d\u00e9sir que j&#8217;ai que ses \u0153uvres ne soient perdues ni pour la post\u00e9rit\u00e9 ni pour lui, et je reprocherai toujours \u00e0 l&#8217;\u00e9go\u00efsme de pr\u00e9f\u00e9rer la jouissance personnelle d&#8217;un moment \u00e0 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 future qu&#8217;un homme sup\u00e9rieur est en droit d&#8217;obtenir. <\/p>\n<p>[49] J&#8217;\u00e9prouve bien des regrets d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 absente de Paris lorsque M. Sgricci s&#8217;y fit admirer. Le lui aurais rendu avec satisfaction le juste tribut le louanges qu&#8217;il m\u00e9rite, et il e\u00fbt \u00e9t\u00e9 pour moi un sujet pr\u00e9cieux d&#8217;observations nouvelles.**<\/p>\n<p>* <i>L&#8217;\u00c9toile<\/i>, 16 mars 1824.<\/p>\n<p>** Je ne pr\u00e9voyais point, lorsque je tra\u00e7ais ces observations, qu&#8217;\u00e0 mon grand regret la fin de M. Sgricci en confirmerait elle-m\u00eame un jour l&#8217;exactitude. Au moment o\u00f9 je livre mes souvenirs \u00e0 l&#8217;impression, puis-je me d\u00e9fendre de rappeler que ce c\u00e9l\u00e8bre improvisateur a succomb\u00e9 \u00e0 Londres \u00e0 une attaque d&#8217;apoplexie.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"aei-one-line-down\"><strong>Notes:<\/strong><\/p>\n<div id=\"aei-blocktext\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<dl id=\"aei-dl-meta-unimportant\">\n<dt>Collected by:<\/dt>\n<dd> AE<\/dd>\n<\/dl>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Montpezat discusses the physical stress that accompanies improvisation, and bemoans the fact that improvisatori are so little respected in their art that they strain themselves beyond their capacities and meet an early death. <\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[27,134],"tags":[50,73],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2705"}],"collection":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2705"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2705\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3055,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2705\/revisions\/3055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}