{"id":432,"date":"2016-05-13T11:33:47","date_gmt":"2016-05-13T15:33:47","guid":{"rendered":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/?p=432"},"modified":"2017-04-02T16:07:09","modified_gmt":"2017-04-02T20:07:09","slug":"suid089","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/?p=432","title":{"rendered":"&#8220;Improvisateur hollandais&#8221;"},"content":{"rendered":"<div id=\"aei-root\" lang=\"en-GB\"><!-- suid=89 --><\/p>\n<dl id=\"aei-dl-meta\">\n<dt>Performer Name:<\/dt>\n<dd>Clercq<\/dd>\n<dt>Performance Venue:<\/dt>\n<dd>Amsterdam<\/dd>\n<dt>Performance Date:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\">1820-1822<\/dd>\n<dt>Author:<\/dt>\n<dd> &nbsp;<\/dd>\n<dt>Date Written:<\/dt>\n<dd>&nbsp;<\/dd>\n<dt>Language:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\"> French<\/dd>\n<dt>Publication Title:<\/dt>\n<dd>Revue Encyclop\u00e9dique<\/dd>\n<dt>Article Title:<\/dt>\n<dd>Improvisateur hollandais<\/dd>\n<dt>Page Numbers:<\/dt>\n<dd> 17:185-87<\/dd>\n<dt>Additional Info:<\/dt>\n<dd class=\"aei-half-line-below\">&nbsp;<\/dd>\n<dt>Publisher:<\/dt>\n<dd>&nbsp;<\/dd>\n<dt>Place of Publication:<\/dt>\n<dd> Paris<\/dd>\n<dt>Date Published:<\/dt>\n<dd> 1823<\/dd>\n<\/dl>\n<p class=\"aei-one-line-down\"><strong>Text:<\/strong><\/p>\n<blockquote id=\"aei-blockquote\"  lang=\"fr\">\n<p>[185] AMSTERDAM. &#8212;<i>Improvisateur hollandais<\/i>. &#8212; Il se trouve ici un ph\u00e9nom\u00e8ne extraordinaire \u00e0 tous \u00e9gards; c&apos;est un <i>improvisateur hollandais<\/i>. Il ne faut pas du tout le comparer aux <i>improvisatori<\/i> italiens. M. de Clercq, qui tient un rang distingu\u00e9 dans le commerce de cette ville, s&apos;applique avec z\u00e8le aux affaires de son \u00e9tat, et ce n&apos;est que dans ses heures de loisir, qu&apos;\u00e0 l&apos;\u00e2ge de 27 ans, il a su s&apos;acqu\u00e9rir une connaissance approfondie de l&apos;histoire, surtout de l&apos;histoire moderne, des litt\u00e9ratures grecque, latine, espagnole, italienne, fran\u00e7aise, anglaise, allemande et de celle de son pays. Il en a donn\u00e9 une preuve \u00e9clatante dans la r\u00e9ponse \u00e0 la question propos\u00e9e par la seconde classe de l&apos;Institut: <i>Rechercher l&apos;in-<\/i> [186] <i>fluence des litt\u00e9ratures espagnole, italienne, fran\u00e7aise et allemande sur celle de la Hollande<\/i>, r\u00e9ponse qui lui a valu le prix d&apos;or, dans la s\u00e9ance de 1822. Avec une impartialit\u00e9 aussi ferme que son instruction est vari\u00e9e, on l&apos;entend citer tour \u00e0 tour avec enthousiasme des vers de Calderon et du Tasse, de Voltaire, de Byron et de Schiller. A un fonds si solide d&apos;instruction, M. de Clercq joint l&apos;inspiration, qui fait le po\u00e8te. Jusqu&apos;ici peu de vers sont sortis de sa plume: mais souvent, dans un cercle d&apos;amis, lorsqu&apos;un d&apos;eux lui indique un sujet \u00e0 chanter, il se l\u00e8ve, ne m\u00e9dite qu&apos;une ou deux minutes, et alors, plein du dieu qui l&apos;inspire, un torrent d&apos;id\u00e9es et d&apos;images d\u00e9coule en beaux vers de son esprit exalt\u00e9. Dans l&apos;hiver de 1820 \u00e0 1821, \u00e0 un souper o\u00f9 il fut question d&apos;affaires politiques, un des convives le pria de chanter <i>le voyage du roi de Naples \u00e0 Laybach<\/i>. Il se l\u00e8ve: il trace en vers pleins de feu et de verve un tableau de la belle Italie, de sa plus belle partie, le paradis de Naples; des r\u00e9volutions qui ont agit\u00e9 son \u00e9tat politique, non moins terribles que les r\u00e9volutions de la nature, qui minent sa capitale; des Romains, des Goths, des Grecs du Bas-Empire, des Sarrasins, des Normands; des princes Hongrois, Angevins, Arragonnais, Fran\u00e7ais, qui l&apos;ont envahie tour \u00e0 tour; des efforts infructueux de ce pays, jouet \u00e9ternel des caprices d&apos;usurpateurs \u00e9trangers, \u00e0 conqu\u00e9rir une libert\u00e9 qui le fuit toujours; enfin, des \u00e9v\u00e9nemens de 1820, et des dangers malheureusement trop r\u00e9els qui menacent de nouveau l&apos;ind\u00e9pendance de cette terre classique, d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 la servitude. Une autre fois, dans une soci\u00e9t\u00e9 plus nombreuse, les dames qui s&apos;y trouvaient furent invit\u00e9es \u00e0 lui proposer un sujet. Comme <i>la mort de Socrate<\/i> et <i>la Patrie<\/i> r\u00e9unissaient le plus de suffrages, le po\u00e8te s&apos;en empara pour les confondre dans un seul et m\u00eame tableau. Ce que l&apos;on doit admirer surtout, c&apos;est la flexibilit\u00e9 de son talent, qui embrasse les sujets les plus disparates. C&apos;\u00e9tait dans une de ces soir\u00e9es, consacr\u00e9es \u00e0 ses amis intimes, que <i>la Chasse<\/i> avait \u00e9t\u00e9 le sujet improvis\u00e9: quelques minutes apr\u00e8s, on le pria de c\u00e9l\u00e9brer <i>Schiller<\/i>; ce qu&apos;il fit avec enthousiasme, en tra\u00e7ant, de main de ma\u00eetre, le caract\u00e8re et les talens po\u00e9tiques qui distinguent le coryph\u00e9e des tragiques allemands, et m\u00eame en traduisant sur-le-champ quelques-uns de ses passages les plus brillans en vers hollandais. Le morceau intitul\u00e9 <i>Melpom\u00e8ne<\/i>, improvis\u00e9 dans une r\u00e9union de membres de l&apos;institut chez M. Wis\u00e9lius, est un de ceux qu&apos;on remarque le plus. C&apos;est l\u00e0 que M. le professeur Kinker de Li\u00e9ge, un des po\u00e8tes les plus distingu\u00e9s de la Hollande, put se convaincre de la r\u00e9alit\u00e9 de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, auquel il ne para\u00eet pas avoir ajout\u00e9 une foi implicite. L&apos;improvisateur prit l&apos;art dramatique dans sa faible enfance, le suivit dans sa jeunesse vigoureuse sous <i>Eschy-<\/i> [187] <i>los, Sophocle<\/i> et <i>Euripide<\/i>; peignit en quelques traits brillans, et dont la v\u00e9rit\u00e9 fut reconnue par les savans hell\u00e9nistes de l&apos;institut, le caract\u00e8re distinctif de ces trois po\u00e8tes; passa ensuite dans l&apos;Italie, en France, en Espagne, en Angleterre, en Allemagne, et retourna en Hollande, pour donner un aper\u00e7u rapide, mais admirable, des litt\u00e9ratures dramatiques de ces divers pays. Les applaudissemens furent sinc\u00e8res et universels. A un talent si distingu\u00e9 et si peu commun, M. de Clercq joint le caract\u00e8re le plus aimable, des moeurs simples et douces, et surtout des sentimens nobles et religieux. &mdash;L&apos;auteur de cet article, qui a eu quelquefois le bonheur d&apos;entendre M. de Clercq, en appelle, pour la v\u00e9rit\u00e9 de ces d\u00e9tails, au t\u00e9moignage de tous ceux qui ont eu le m\u00eame avantage, de MM. Wis\u00e9lius, Kinker, Bilderdyk, Pollens, etc. C&apos;est un triomphe pour la langue hollandaise, si peu connue, dans ce moment, et surtout si peu appr\u00e9ci\u00e9e \u00e0 l&apos;\u00e9tranger, de produire non-seulement des po\u00e8tes du premier rang, mais aussi un <i>improvisateur<\/i> du m\u00e9rite de M. de Clercq*.<\/p>\n<p>*Nous donnons cet article, tel qu&apos;il nous a \u00e9t\u00e9 transmis par un litt\u00e9rateur hollandais tr\u00e8s-distingu\u00e9, qui nous en a garanti l&apos;exactitude.     N.d.R.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"aei-one-line-down\"><strong>Notes:<\/strong><\/p>\n<div id=\"aei-blocktext\">\n<p>January 1823<\/p>\n<\/p><\/div>\n<dl id=\"aei-dl-meta-unimportant\">\n<dt>Collected by:<\/dt>\n<dd> DP<\/dd>\n<\/dl>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A very positive review of several performances by an improvisatore in Amsterdam, whose success is praised as a triumph for his nation and language. The anonymous author distinguishes Willem de Clercq, the performer, from Italian improvisatori, and praises his ability to improvise on a wide variety of subjects. <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[27,134],"tags":[141,142],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/432"}],"collection":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=432"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/432\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3543,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/432\/revisions\/3543"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/romanticimprov.utoronto.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}